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Un bracelet électronique pour les chômeurs de longue durée

Un bracelet électronique pour les chômeurs de longue durée dès 2015

BRUXELLES – Cette mesure choc sera testée dès le 1er janvier dans quelques communes du Hainaut. Elle prévoit notamment l’interdiction de quitter le territoire pour les chômeurs de longue durée… et l’obligation de passer leurs vacances à la côte flamande.

Aux grands maux, les grands remèdes. C’est la formule choisie par Kris Peeters (CD&V), Ministre de l’emploi, pour annoncer le début de phase pilote de cette mesure gardée jusqu’ici secrète par le nouveau gouvernement.

Dès le 1er janvier 2015, les chômeurs de plus d’un an domicilié dans l’arrondissement de Soignies seront équipés d’un bracelet électronique à la cheville et verront leurs mouvements contrôlés par le Service Public Fédéral Emploi. Nous pourrons suivre chaque chômeur dans leurs déplacements quotidiens, a expliqué Kris Peeters lors d’une conférence de presse. Ils recevront une carte leur indiquant le périmètre qu’ils ne pourront pas franchir, que ce soit pour faire des courses, rendre visite à leur famille ou se divertir. Ils ne pourront quitter cette zone que pour se rendre à un entretien d’embauche, ajoute le ministre.

Mais le catalogue des restrictions ne s’arrête pas là. Ces chômeurs auront l’interdiction de quitter le territoire. S’ils souhaitent passer des vacances en famille, ils ne pourront donc séjourner qu’à la côte flamande, indique Kris Peeters. Partout à la côte belge ? Non, certaines stations leur seront purement et simplement interdites, à commencer par Knokke.

Que se passe-t-il si un chômeur ne respecte pas ces règles ? Le bracelet leur enverra une décharge électrique à la cheville, plaisante le Vice-Premier ministre. Non, plus sérieusement, le SPF en sera immédiatement avertit et des sanctions financières progressives seront appliquées. Nous évaluerons ce dispositif au terme de la phase pilote et d’autres types de peines pourraient être appliqués, conclut-il.

Suite à l’annonce de cette mesure, l’opposition a dénoncé une « grave atteinte à la vie privée et aux libertés fondamentales des citoyens » et a promis une rentrée parlementaire encore plus agitée que le dernier trimestre 2014. Cela se fait déjà chez nos voisins allemands et d’autres ministères devraient également adopter la mesure, se justifie Kris Peeters. En effet, le secrétaire d’État à l’Asile et aux Migrations, Theo Francken (NVA), aurait manifesté beaucoup d’intérêt pour le dispositif et envisagerait lui aussi d’équiper les demandeurs d’asile de bracelet électronique.

A lire aussi : Theo Francken lance un jeu à gratter destiné aux sans-papiers pour obtenir la nationalité belge Cliquez ici. 

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