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le doigt d'honneur du gouvernement évité de justesse
le doigt d'honneur du gouvernement évité de justesse

Suite aux grèves, le gouvernement fait marche arrière pour le saut de l’index

BRUXELLES – Coup de théâtre hier soir à la Chambre. Charles Michel y avait demandé une session extraordinaire. Chose inouïe, elle était au complet. Même Laurent Louis avait été invité et se trouvait dans le public. Mais pourquoi cet emballement ?

Suite aux grèves de zèle ou non, aux guérillas urbaines ou autres violences liégeoises pour bloquer ceux qui veulent bosser ; Charles Michel et son gouvernement dewévrien (adjectif déposé par la PH) ont demandé une session extraordinaire à la Chambre. Dans les couloirs, les rumeurs allaient de bon train : démission, pot d’adieu, départ à la retraite anticipée ? Les plus prévoyants avaient invité Laurent Louis. « On ne sait jamais si des figures importantes de la politique belge venaient à mettre un terme à leur carrière, il faudrait être prévoyant » pouvait-on entendre autour de la machine à café.

La premier Ministre prend la parole devant l’assemblée : « Mon propos porte sur le saut d’index. Je vous ai expliqué tant et plus que des mesures avaient été prises pour compenser ce saut. Nous avions prévu de le corriger socialement pour les personnes qui ne travaillent pas en revalorisant leurs allocations. Et pour ceux qui travaillent, l’augmentation des frais forfaitaires allait aussi compenser cette mesure. A l’image de la répartition des attributions dans notre gouvernement, j’estime que ce choix était définitivement très équilibré. Le saut d’index permettait une économie de 2,5 milliards et contribuait à créer 59.000 emplois. »

Silence dans l’assemblée, lorsqu’une voix s’exprime « Mais pourquoi parlez-vous au passé ? » Et Michel de poursuivre : « Nous avons entendu la population et les dockers anversois et Raymonde la Terrible. Mais j’ai aussi eu une conversation avec mon médecin, qui possède un numéro d’INAMI. Il m’a expliqué que lorsque l’on saute d’un doigt à l’autre, le doigt qui suit l’index est le majeur. Nous avons compris que nous, votre gouvernement, vous adressions un magistral doigt d’honneur. Mais cela n’a jamais été notre objectif. Et nous ne voulons pas nous aligner sur le comportement de l’opposition pour qui tous les coups sont permis, même les insultes. »

Pour terminer, Charles Michel lâche avant de quitter la tribune : « Nous revenons donc en arrière et nous mettons le saut d’index à l’index ».

De mauvaises langues disent que Charles Michel a très peur d’être confronté à Raymonde la Terrible. Il ne supporterait pas qu’elle vienne foutre le bordel dans son dressing.

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Un commentaire

  1. Très très bon ! En plus, le Côme back de LL c’est la cerise sur le gâteau !!!

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