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Plan Wathelet, un avion flashé à 450km/h à Woluwé
Le pilote de l'avion flashé risque un retrait de permis à vie et une peine de prison.

Plan Wathelet : un avion flashé par un radar fixe à Woluwe Saint-Lambert

BRUXELLES – Un avion de la compagnie Jetair a été flashé à 450km/h par le radar fixe de l’avenue Émile Vandervelde, à Woluwe Saint-Lambert. Le pilote écope d’une amende de 3.690 euros et risque un retrait définitif de permis.

On connaissait déjà les conséquences du « plan Wathelet » sur les riverains des communes de l’est de Bruxelles. Depuis aujourd’hui, on sait également que le plan de survol de Bruxelles de l’ex-Secrétaire d’Etat à la mobilité aura également d’importantes répercussions sur les pilotes de ligne.

Il est 6h du matin ce lundi 3 novembre lorsque le vol T1181 de la compagnie Jetair décolle de l’aéroport de Zaventem à destination de Gran Canaria. Quelques minutes après le décollage, alors que l’avion survole à basse altitude le quartier de la clinique universitaire Saint-Luc à Woluwe-St-Lambert, les pilotes sont subitement éblouis par un flash lumineux d’une très brève intensité. Il faisait encore nuit lorsque nous avons aperçu le flash. J’ai tout de suite pensé à une mauvaise blague d’un riverain en colère contre le « plan Wathelet », raconte José M., commandant de bord de l’avion, au micro de la Première Heure.

De retour à son domicile quelques jours plus tard, José découvre avec stupeur un pro-justitia de la zone de police Montgomery dans sa boîte à lettres. J’ai failli faire un infarct lorsque j’ai découvert le montant de l’amende, nous confie-t-il. Et pour cause, celle-ci était plutôt salée : 3.960 euros et une convocation au commissariat de la rue François Debelder à W-St-L. Le motif de la contravention ? Un excès de vitesse mesuré à 450km/h (438km/h en vitesse corrigée) !

Au commissariat, les policiers montreront à José les clichés pris par le radar fixe de l’avenue Émile Vandervelde ce matin-là. « Les agents m’ont indiqué qu’il n’y avait aucun doute quant à mon identité et à la vitesse contrôlée. J’ai beau leur avoir indiqué qu’il s’agissait d’un avion, ils n’ont rien voulu savoir. Ils m’ont expliqué être contraints d’appliquer le règlement au pied de la lettre », raconte le pilote, totalement désemparé.

Malgré ses protestations, le permis de conduire de José lui a été retiré pour une durée indéterminée. Convoqué par le tribunal de police de Bruxelles, il risque à présent le retrait définitif de son permis et une peine de prison de 6 mois avec sursis.

Interrogé par la Première Heure, la compagnie Jetair n’a pas souhaité s’exprimer sur les déboires judiciaires de son pilote, nous renvoyant poliment vers l’ex-Secrétaire d’état à la mobilité, Melchior Wathelet Junior (CdH). En vacances aux îles Canaries, le député cdH n’a pas donné suite à nos demandes d’interview. Son successeur au gouvernement fédéral, la ministre MR Jacqueline Galant, s’est, quant à elle, déclarée étonnée de la vitesse à laquelle l’avion volait ce jour-là.

 

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