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Cliché de l'atterrisseur wallon sur la comète "Delporte" pris depuis l'orbiteur.
Cliché de l'atterrisseur wallon sur la comète "Delporte" pris depuis l'orbiteur.

L’agence spatiale wallonne est parvenue à poser une sonde sur une comète avant l’ESA

REDU – Le robot wallon Spip s’est posé avec succès ce mercredi 12 novembre sur la comète « 57P/du Toit-Neujmin-Delporte ». L’atterrissage serait survenu quelques minutes avant celui du robot européen Philae sur la compète « Tchouri », ce qui permet à l’agence spatiale wallonne de revendiquer une première dans l’histoire de la conquête de l’espace.

Les ingénieurs de l’Euro Space Center de Redu ont retenu leur souffle jusqu’à la dernière minute. Après une descente en chute libre de sept heures, le robot wallon Spip s’est finalement posé à 16h58 (heure de Namur) sur la comète « 57P/du Toit-Neujmin-Delporte », soit cinq minutes avant son homologue de l’ESA.

Il s’agit d’une première dans l’histoire de l’exploration spatiale, a aussitôt revendiqué le Ministre-Président wallon Paul Magnette depuis le centre de contrôle de la mission, avant de saluer un succès sans précédent pour la Wallonie et le Parti socialiste.

Parti depuis le centre spatial de Redu en mars 2004, la sonde wallonne a parcouru plusieurs milliards de kilomètres à travers le système solaire avant d’entrer en orbite, en août dernier, autour de la comète « Delporte », à quelques 500 millions de kilomètres de la Terre.

Pendant près de trois mois, les ingénieurs de l’Euro Space Center ont pu étudier l’astre gelé dans ses moindres détails afin de déterminer le site où devait se poser le robot Spip ce mercredi 12 novembre. Leur choix s’est révélé judicieux puisque, contrairement à son homologue de l’ESA dont le système d’arrimage ne se serait même pas correctement déclenché, le robot wallon s’est posé sans le moindre encombre sur le sol de la comète.

Quelques minutes après l’atterrissage, Spip a déployé avec succès un groupe électrogène et une antenne radio, directement reliée à la station terrienne de télécommunications spatiales de Lessive. Le robot est parfaitement alimenté en énergie et les deux cents instruments scientifiques embarqués dans l’atterrisseur sont fonctionnels, a indiqué Jean-Luc Trullemans, directeur de la mission.

Parmi les innovations majeures présentes à bord du robot wallon figure notamment un éthylotest destiné à détecter l’éventuelle présence d’alcool dans le nuage de gaz s’échappant de la comète. C’est l’objectif principal de cette mission, mais nous espérons aussi que les nombreuses données récoltées nous permettront d’en apprendre davantage sur les origines de la vie, a conclu le directeur de la mission.

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